Du 9 au 11 octobre 2009 s'est tenu à Troyes le huitième congrès de la CNKE (Compagnie nationale des kinésithérapeutes experts), organisé cette année en collaboration avec la CNEO (Compagnie nationale de l'expertise en ostéopathie). Le thème de cette session : l'expertise en ostéopathie. Ce fut la première intervention publique de la CNEO, créée en janvier 2009 par Fadi Dahdouh, ostéopathe DO. Une centaine de personnes étaient présentes pour assister aux conférences du samedi 10
octobre. Les thèmes ont porté sur des questions liées à l'expertise juridique et sur des sujets de droit relatifs aux deux professions de kinésithérapeute et d'ostéopathe. Des sujets scientifiques ont également été abordés.
Une première présentation a permis de définir l'expertise selon le point de vue de Raoul Carbonaro, vice-président du tribunal de grande instance de Troyes et président de la chambre civile. Claire Carbonaro, juge d'instruction à Troyes, a exposé le principe du contradictoire en expertise pénale et ses incidences pratiques. La problématique de la pratique partagée du titre d'ostéopathe par plusieurs professions a été évoquée par maître Gilles Devers à travers la définition et la comparaison des diagnostics kinésithérapeutique, ostéopathique et médical. Une analyse prolongée par les interventions de maître Corinne Daver et maître Solen Rémy-Gandon autour du thème : « titre partagé, responsabilité partagée, l'ostéopathie à la recherche de son indépendance ».
La relation avec le patient a également été évoquée par le professeur Denis Safran, expert agréé par la cour de cassation, à travers le consentement libre et éclairé du patient et les moyens d'en apporter la preuve. En prenant pour exemple le statut de l'ostéopathie dans son pays, Georges Boueiri, président de l'ordre des physiothérapeutes du Liban, a apporté un éclairage sur l'importance d'un ordre professionnel et de la relation expert/ordre.