Pourquoi avoir créé la CNEO ?
Au cours de mon parcours (droit médico-légal, droit de l'expertise, sécurité sociale, etc.), j'ai systématiquement suscité l'étonnement par ma présence en tant qu'ostéopathe dans des formations où le public est essentiellement composé de médecins, chirurgiens, dentistes, sages-femmes, etc. Pour défendre l'ostéopathie et la place qu'elle pouvait occuper à ce niveau, j'ai donc créé la CNEO.
Quels sont ses objectifs ?
L'objectif est d'avoir une position cohérente et un discours commun. Le savoir, la connaissance, les formations sont au c?ur de nos préoccupations. Comme pour toutes les compagnies d'experts, la principale mission de la CNEO est de sensibiliser les ostéopathes sur tous les aspects techniques de leur profession. La finalité de notre démarche est de conforter une idée : pour une expertise en ostéopathie, il faut faire appel à un ostéopathe, quelle que soit sa formation d'origine.
De quels moyens dispose la CNEO et combien d'adhérents compte-t-elle aujourd'hui ?
Notre compagnie est toute jeune mais beaucoup de personnes nous aident. Elle accueille aussi bien des ostéopathes exclusifs que des ostéopathes de toute origine. Tous ont suivi une formation en droit ou en procédure (DU de droit médical, médicolégal), certains sont nommés auprès des cours d'appel. Actuellement, la CNEO est composée essentiellement de ses membres fondateurs : experts judiciaires et experts en ostéopathie. Nous avons de nombreuses demandes d'adhésion cette année.
Pourquoi vous être associé à la CNKE (Chambre nationale des kinésithérapeutes experts) pour l'organisation de ce congrès ?
Actuellement en France, les techniques manuelles des kinésithérapeutes sont les plus proches des techniques de l'ostéopathie. La CNKE bénéficie déjà d'une expérience sur le sujet et a rencontré les mêmes problématiques de non-accès à l'expertise. Les kinésithérapeutes ont su surmonter ces difficultés et ils ont accepté de partager avec nous leur expérience.
Quel bilan tirez-vous de ce congrès ?
Cette journée a permis d'aborder les nombreux enjeux que représente dans les tribunaux l'ostéopathie en tant que profession autonome et avec une pratique exclusive. Le thème abordé a su fédérer toutes les parties présentes au congrès. Objective, l'expertise juridique permet d'entrer dans le détail des sujets sans opposer les gens sur la forme. Les structures et associations participantes ont été satisfaites et la présence de certaines associations de médecins ostéopathes, est une preuve d'intérêt plutôt optimiste.