• EDITO
        EDITO
    • ACTUALITES
        Profession
        Rencontres
        Brèves
        Agenda
        Livres
    • METIER
        Enquête
        Interview
        Juridique
    • HORIZONS
        Convergences
        Patients
        Expérience
    • GESTION
        Pratique
        Fiscalité
    • FORMATION
        NOVEMBRE 2011
        DECEMBRE 2011
        JANVIER 2012
        FEVRIER 2012
        MARS 2012
        AVRIL 2012
    • CONTACT
        CONTACT
      • Rechercher
      • feuilleter
          • LES SOMMAIRES
          • images/front/sommaire.jpg
      • agenda
          • 13 et 14 janvier
          • 2es journées FédOsoli

          • 21 et 22 janvier
          • 8e symposium international d'ostéopathie de Lausanne

          • 4 février
          • Recherche en ostéopathie pédiatrique

          • 4 février -
          • La conscience dans l'agir-thérapeutique de l'ostéopathe. Réflexion sur l'éthique

          • 9 mars
          • Journées thématiques de la douleur

          • Du 6 au 27 mars
          • L'éthique en train de se faire : cycle de 4 conférences

        • Accueil
        • Interview
        • ROSELYNE LALAUZE-POL, ostéopathe DO
      • Interview
          • ROSELYNE LALAUZE-POL, ostéopathe DO
          • 22/03/2010
          • /images/repertoire/Roselyne-Lalauze_web.jpg

          • « L'ostéopathie pédiatrique, une spécialité à part
            entière »
          • Après avoir obtenu son D.E. de masseur-kinésithérapeute en 1971, Roselyne Lalauze-Pol décide en 1981 de suivre une formation au sein de l'école Atman pour devenir ostéopathe. Formation complétée par un DU d'anatomie appliquée à la clinique et à l'imagerie médicale et un DU de mécanique et techniques obstétricales.
            Aux côtés de pédiatres de l'AMVF (Association des médecins vietnamiens de France), elle assure une consultation en ostéopathie à Saigon, à l'époque, l'une des plus grandes maternités au monde. De retour en France, elle mène des études cliniques avec le laboratoire de santé publique de la faculté de médecine de Marseille, dans les services de néonatologie du CHU Timone et de la Conception.
            À l'heure actuelle, Roselyne Lalauze-Pol exerce dans son cabinet d'ostéopathie à Paris et assure une consultation ostéopathique au sein du service de chirurgie maxillo-faciale et d'orthopédie dento-faciale de l'hôpital Robert Debré. Elle anime par ailleurs des sessions de formation sur l'ostéopathie périnatale et pédiatrique. Elle est également présidente de la SEROPP* (Société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique).

            Pourquoi avoir fait le choix de l'ostéopathie ?
            Dans ma pratique de la kinésithérapie, j'ai fait plusieurs fois un constat : sur des patients auxquels une trentaine des séances avaient été prescrites, des rebouteux obtenaient de biens meilleurs résultats que moi. J'ai alors très vite adhéré au principe suivant : « On se bloque facilement, on doit pouvoir se débloquer tout aussi facilement ». Selon moi, l'ostéopathie, c'est traiter par les mains le ressenti du corps, avec des connaissances anatomo-physiologiques.
            Et pourquoi la périnatalité ?
            Cette orientation vers la pédiatrie s'est faite presque naturellement : dès mon installation à Aix-en-Provence, ma patientèle était déjà constituée à 40 % d'enfants. De plus, j'ai conclu mes études par un mémoire commun avec un confrère, sur le thème de « Torticolis congénital et ostéopathie ». Un mémoire réalisé en collaboration avec trois pédiatres ? dont Claude Swaenepoel, ancien chef de clinique à l'hôpital Necker ?, étonnés des résultats sur les torticolis congénitaux.

            Vous n'hésitez plus à considérer l'ostéopathie pédiatrique comme une spécialité à part entière.
            En ostéopathie, il faut parfois accepter de prendre du recul et de revenir sur des certitudes ou des postulats de base. Et en s'arrêtant un moment pour analyser la situation, il est possible de faire progresser une discipline. Ainsi, les ostéopathes devraient cesser de mettre en avant la dimension holistique de leur discipline et considérer qu'il existe des spécialités dans l'ostéopathie. Un ostéopathe ne peut pas tout pratiquer et être performant sur tous les types de patients ? nourrissons, sportifs, femmes enceintes, vieillards, etc.
            Aujourd'hui, il est nécessaire d'intégrer un cours d'éthique dans le cursus ostéopathique, notamment pour la périnatalité et la pédiatrie. Les responsables du D.U. Legostéo** m'ont d'ailleurs chargée de le mettre en place. Ces règles devraient permettre aux ostéopathes de n'intervenir sur un enfant que s'ils possèdent les connaissances anatomo-physiologiques de base, ainsi que la maîtrise des gestes spécifiques et non iatrogènes.

            Ces spécialités devraient-elle faire l'objet d'un enseignement spécifique ?
            Exercer l'ostéopathie sur des enfants et des femmes enceintes n'est pas possible sans connaître les différences fondamentales (anatomiques, physiologiques, biologiques, etc.) entre l'adulte et l'enfant, entre la femme et la femme enceinte. En médecine, il existe bien une spécificité pédiatrique. L'ostéopathe qui s'intéresse à l'enfant doit avoir de solides connaissances en périnatalité et en pédiatrie. Un exemple : la vision du nouveau-né est limitée à seulement un dixième de celle d'un adulte. Or l'ostéopathe se place toujours en arrière de l'enfant quand il l'examine et le mobilise. Dans cette position, avec une « interaction sociale » pauvre, évaluer et apprécier d'éventuels troubles visuels est impossible.
            Au sein des écoles, l'enseignement pédiatrique reste très limité et se réduit souvent à l'apprentissage du crâne du nouveau-né, à la fermeture des sutures crâniennes et des cartilages de croissance des os de l'ensemble du corps. Entre 20 à 40 heures sont consacrées à cet enseignement qui inclut aussi les cours de gynéco-obstétrique. Quelques écoles s'attardent sur les réflexes primaires, mais la neuro-physiologie du développement n'est, le plus souvent, quasiment jamais enseignée. Avec la création de la Société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique (SEROPP), nous avons souhaité mener une réflexion pluridisciplinaire sur la prise en charge ces patients.

            Vous exercez depuis longtemps en milieu hospitalier. Comment avez-vous réussi à intégrer un service de maternité dans un hôpital public ?
            En 1996, j'ai participé à une mission au Vietnam avec une association humanitaire. En 1997, les données relevées à l'hôpital Phu San de Saïgon ont été dépouillées avec l'aide de deux épidémiologistes du laboratoire de santé publique de Marseille. Dans le cadre de la reconnaissance de l'ostéopathie par le parlement européen, cette étude a fait l'objet d'une publication du COST B4 (Co-Opération entre Sciences et Techniques : collaboration entre scientifiques et techniciens de santé des organismes nationaux de recherche de la Communauté Européenne pour coordonner des études en médecine non conventionnelles) en 1998 sous le titre suivant : « Existe-t-il un lien entre les chevauchements ? Impact des dysmorphies des structures crâniennes et certains troubles neurovégétatifs ou certaines anomalies transitionnelles de l'appareil locomoteur ».
            Le professeur D. Unal, chef de service néonatalogie de l'hôpital de La Timone à Marseille, m'a alors proposé de mener une étude épidémiologique sur 300 cas. Il s'agissait d'analyser les structures crâniennes à j + 1/j + 2 de toutes les naissances de plus de 37 semaines de l'hôpital. L'objectif était l'observation de tous les crânes présentant ou non des chevauchements. Mais dès la fin de cette investigation, j'ai dû cesser mon activité au sein de l'hôpital : un médecin de la région Lorraine menaçait de porter plainte auprès du conseil de l'ordre des médecins des Bouches-du-Rhône contre les quatre chefs de service avec qui je travaillais, pour complicité d'exercice illégal de la médecine, alors que je n'étais pas personnellement poursuivie.

            Comment s'est déroulée l'intégration à l'hôpital Robert Debré ?
            Lors de la rédaction de mon ouvrage Le crâne du nouveau-né (Sauramps médical, 2003, 2009), j'ai rencontré le docteur Sélim Bennaceur, chef de service de chirurgie maxillo-faciale et d'orthopédie dento-faciale à l'hôpital Robert Debré à Paris. Il jugeait utile d'avoir un ostéopathe en chirurgie maxillo-faciale sur la posture et les troubles maxillo-faciaux et je lui ai présenté les photos des résultats obtenus lors de mes consultations au Vietnam. L'ostéopathie présente un réel intérêt en orthodontie pour les troubles de l'articulé dentaire (classes II et III), pour les déviations mandibulaires et pour nombre de dysmorphismes crânio-faciaux.
            L'intégration au sein du service a été rapide et fructueuse. Nous sommes deux ostéopathes, bientôt trois. Avec Patrick Fellus, M. Elmaleh et Sélim Bennaceur, nous avons déjà publié deux articles. Le premier, en 2007, dans la revue d'Orthodontie Dento-Faciale (ODF) ; le second, en juin 2009, dans les Actualités Odonto-Stomatologiques (AOS).

            Quel est votre statut au sein de l'administration hospitalière ?
            Malheureusement, l'ostéopathie n'ayant toujours pas de statut au sein de l'hôpital, nos rendez-vous sont pris en binôme avec un médecin ou un orthodontiste. Administrativement, nous sommes sous la responsabilité de notre chef de service et notre assurance responsabilité civile couvre notre activité. En revanche, nous ne sommes pas rémunérés. Il serait pourtant judicieux de faire régler « une consultation ostéopathique hospitalière » qui pourrait être prise en charge par les mutuelles. Ainsi, nous pourrions recevoir des honoraires. Après dix années d'activité hospitalière bénévole, ce serait un bon compromis.

            Quelles conclusions tirez-vous de vos expériences avec le monde médical ?
            C'est un monde ambivalent. Nous pouvons être très bien intégrés dans une équipe médicale alors que dans le même temps, d'autres médecins seront prêts à tout pour vous empêcher d'exercer dans des hôpitaux publics, comme le montre mon expérience à Marseille. Par ailleurs, mon ouvrage sur Le crâne du nouveau né a très bien été accueilli dans le monde médical. Dans certaines librairies spécialisées, il est d'ailleurs classé à la section médecine périnatale et des médecins l'utilisent en expertise.

            Comment expliquer ce succès, aussi bien auprès des médecins que des ostéopathes ?
            Pour écrire cet ouvrage, je suis allée chercher la justification des résultats ostéopathiques dans la médecine scientifique. Je suis partie de mon expérience clinique pour rejoindre la science médicale et non l'inverse. Les études menées avec Hélène Mandizabal du laboratoire de santé publique de Marseille ont permis d'étayer mes recherches. Aujourd'hui, l'analyse scannographique corrobore les hypothèses émises dans ce livre qui a été pour moi le point de départ de l'ostéopathie périnatale et pédiatrique. Et il a contribué à faire entrer cette discipline dans les services hospitaliers.

            * Le site de la SEROPP : http://www.osteopathie-perinatale-pediatrique.com/
            ** Légostéo : diplôme universitaire dispensé par l'université de Bourgogne (Dijon), avec pour intitulé : « L'Expertise judiciaire, la gestion et l'organisation de la profession d'ostéopathe ». D'une durée de deux ans, il s'adresse à l'ensemble des ostéopathes professionnels dont l'exercice est exclusif.
            • Ostéopathie, les limites au développement
            • Bibliographie Roselyle Lalauze-Pol
      • RCR Editions - Tous droits réservés - copyright 2010
      • rss
      • petites annonces
        • Consulter
        • Deposer
      • publicite
      • Softailor, le web sur mesures