Pour Roselyne Lalauze-Pol, un des problèmes majeurs de l'ostéopathie en France reste l'harmonisation du vocabulaire, non seulement avec le corps médical, mais aussi entre les écoles d'ostéopathie. Autre écueil : « Lors de son développement, l'ostéopathie ne souhaitait pas être intégrée au monde médical, elle s'y même est opposée. En parallèle, le monde médical a tenté de nous ?phagocyter?, par exemple en recrutant certains ostéopathes non-médecins pour enseigner au DIU de médecine manuelle ostéopathie de Bobigny », détaille Roselyne Lalauze-Pol. Qui déplore également que des instances ostéopathiques aient souvent repris les mêmes schémas d'organisation que la médecine (académie, demande d'un ordre, etc.). « D'après moi, il aurait été plus profitable au développement et à la reconnaissance de l'ostéopathie de mettre en place des équipes pluridisciplinaires. C'est aussi dans ce but que nous avons créé la SEROPP il y a trois ans », conclut-elle.