Pour Ségolène Vilpert, les dimensions du bassin ne sont pas spécifiques et la profondeur peut varier selon la taille du praticien : « Il est nécessaire de respecter un certain niveau d'eau pour que l'ostéopathe soit dans la bonne position pour travailler », explique-t-elle. Élément important : le courant de surface généré par la filtration de l'eau doit être réduit à son strict minimum. La température de l'eau doit être de 35°C. « Pour ces raisons techniques, les piscines des centres de rééducation et de balnéothérapie ne sont pas vraiment adaptées à la pratique de l'ostéopathie aquatique. À 33°C, la température de l'eau y est trop basse, la profondeur trop importante et le courant de surface trop fort. De plus, en ostéopathie, il ne faut qu'une seule personne par bassin afin que le patient ne se sente pas observé », détaille Ségolène Vilpert.
En termes sanitaires, la DASS préconise des normes qui ne sont pas obligatoires aujourd'hui mais qui pourraient le devenir : circuit du patient vestiaire-sanitaires-douche, pédiluve en circuit ouvert chloré, etc. La construction d'une piscine nécessite donc un cahier des charges très précis pour respecter toutes ces conditions. « Un investissement très important mais très variable selon la configuration des locaux, en construction ou en réhabilitation. Pour ma part, je facture 15 € supplémentaires pour une séance en piscine. Mais ce n'est évidement pas cette somme qui me permet de rentabiliser l'investissement. Ce qui explique aussi le très faible développement de l'ostéopathie aquatique », conclut la praticienne.